Les soirées du SSTIC se suivent mais ne se ressemblent pas et se ressemblent en fait (resto, rue de la soif, Hurukan va au dodo pendant que les autres "travaillent"
)
Sur le chemin du retour vers l'hôtel, nous discutons de la vie, de l'univers et le reste du métier de pentester et de l'impression que beaucoup de sociétés recrutent actuellement :
- de l'aveu même de Bernard Barbier (directeur technique de la DGSE), la DGSE recrute
- l'ANSSI
Un représentant de la gendarmerie nationale annonce qu'il a l'autorisation d'augmenter ses effectifs de 25%)(Voir les commentaires)
Lors des discussions de la soirée ou en journée, on se rend compte également que de nombreuses sociétés privées recrutent (liste bien sur non exhaustive, juste les quelques exemples glanés tout au long de la journée/soirée via des amis de certains collègues ou discussions avec d'autres pentesters) :
L'impression que je retire de tout ca est qu'une bonne partie de la sphère "pentest" recrute en ce moment, mais la tendance est-elle vraiment nouvelle?
Peut-on également se demander pourquoi "tout le monde" recherche et "personne" ne trouve?
Le métier de pentester est un métier de niche et comprend donc logiquement peu de personnes. (combien il y a-t-il de pentesters en France? à la louche, je dirais entre 100 et 200)
De plus, il requiert une expertise technique et une implication faisant que peu de monde se "jette" dedans.
L'offre actuelle étant ce qu'elle est, et la demande des sociétés ayant l'air de progresser rapidement (dizaines de nouveaux postes créés), n'allons-nous donc pas logiquement vers une pénurie de l'offre?
Au jeu de l'offre et de la demande, la demande étant actuellement supérieure, il devrait logiquement :
- mettre les pentesters en position de force vis-a-vis des entreprises
- amener certaines sociétés à stagner (voir disparaitre, mais cela est moins plausible) si elles n'arrivent pas à recruter
- amener d'autres sociétés à tirer leur épingle du jeu
La majorité des pentesters étant déjà en poste, les arguments les incitant à changer de société doivent être "convaincants" (salaire, avantages divers, conditions de travail, intérêt du travail...).
Les entreprises étant des entités économiques rationelles, elles recherchent le meilleur rapport qualité/prix :
- un consultant déjà formé/autonome/compétent sur de nombreux domaines
- un consultant le moins cher possible
Le "mouton a 5 pattes bon marché" demandé par les entreprises n'existe évidemment pas, et il faut donc faire des concessions :
- revue à la baisse des compétences demandées
- revue à la hausse des salaires proposés (les salaires proposés n'étant pas forcément attractifs du point de vue du consultant)
Le contexte économique étant ce qu'il est, les pentesters ne se voient pas forcément proposer des offres en or, et apparemment peu changent de société (impression que j'ai mais je peux me tromper).
Cette situation (plus ou moins) stagnante ne va-t-elle donc pas amener à une pénurie de recrutement?
Quel futur pour le "petit monde du pentest" ? (quand on voit le succès d'une conférence comme le SSTIC, on peut se dire que tout ira bien, mais combien de personnes dans l'assistance passeront réellement "du côté obscur" ?
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), il a eu la prescience (ou plutôt l'inconscience, l'heure et la rue de la Soif aidant) de m'autoriser à poster ce billet.